Littérature -.

17,95
Conseillé par (Libraire)
15 novembre 2022

Les enfants perdus

James est un jeune garçon dont les parents se disputent souvent et sont sur le point de divorcer. Supportant mal cette situation, il décide de partir en forêt, rejoindre des "orphelins" qui habiteraient ces bois. Ses amis lui ont parlé à l'école de cette troupe d'enfants "perdus" qui vivent sans adulte, en totale liberté, mais aucun n'a eu le courage de les retrouver.

James va découvrir que cette vie fantasmée, cette liberté totale, est loin d'être la réalité. Si les enfants sont effectivement libre, sans consignes, ni contraintes parentales, leur but est simplement de survivre dans les bois. Les journées se passent donc à trouver à manger, chasser, chercher du bois. Loin d'une farniente oisive idyllique!

Librement inspirée de Peter Pan, cette BD d'apprentissage nous parle aussi de l'importance de préserver la Nature, le vivant, ce qui nous nourrit, mais aussi du bienfondé de certaines injonctions parentales et des sacrifices que comportent certaines "liberté".

Aurélie

19,00
Conseillé par (Libraire)
15 novembre 2022

Incroyablement fort

Annoncé comme « L’enfant terrible de la littérature catalane » selon Barcelona Post, on aurait pu se méfier quant à une énième annonce spectaculaire, n’ayant d’autre mensonge que celui d’une promotion commerciale insipide. Mais il n’en est rien. "Napalm dans le cœur" est un livre d’une force incroyable. Incroyablement actuelle et pertinente.

On entre dans une atmosphère étrange et dystopique. Les logiques et les identités se dissolvent puis se retrouvent, empêchant un récit convenu, tout en créant des possibilités de sens en faveur d’un parti pris narratif rendant le monde énigmatique où il faut fuir de « l’autre côté » la guerre inquiétante qui confine le héros chez sa mère et où le spectre des autorités politique rôde partout.

Car chez Pol Guasch, le monde est toujours en guerre et il s’agir de se débrouiller avec cela ; avec les histoires que le conflit produit.

Le livre évoque la violence de l’amour et la vie violente. Ce monde est un monde de violence et d’amour. La mère du narrateur est éprise d’un militaire « au crâne rasé » et la narrateur désire son amant à travers des lettres sans réponses. Les dialogues sont rares et l’histoire se déploie fragmentée.

Tout l’amour devient un lien animal incluant la violence.

Une dualité donc évoquant deux mondes : ceux qui gouvernent et ceux qui subissent. Un lieu, l’Usine, est comme un axe indéterminé. Tout le monde veut y échapper mais tout le monde y finit.

Napalm dans le cœur décrit un univers où la violence est subie et suggérée par l’absence de contextualisation, comme chez Blanchot ou Kafka. Un procédé qui permet d’écrire des livres toujours au présent l’énigme d’une violence régnante des société industrielles.

Ce roman est un grand creux intriguant, plein de scènes dystopiques, sobres, sans emphases ni effets inutiles.

Juste une poétique de la réalité où les êtres se confrontent à l’existence dans un monde en guerre et où le désir guide la résistance vers un peu de beauté.

Le meilleur livre de la « Rentrée Littéraire ».

Julien

Martin HÖGSTRÖM, David LESPIAU

Eric Pesty

16,00
Conseillé par (Libraire)
15 novembre 2022

Poésie architecturale

Voici un livre de poèmes architecturaux.

Des poèmes analogues à la matrice de la police universelle : les murs.

Nous sommes, dans les pages, enchâssé grâce à des mises en perspectives qui sans cesse se retournent sur elles-mêmes, sur le lecteur.

Pauvre lecteur perdu qui ne s’échappera pas de ce labyrinthe mais qui subira, pour son apprentissage, le silence de tantale.

La prison : mais où est-elle ? Qui est-elle ? Les prisonniers sont-ils vraiment à l’intérieur ? Le palais : est-ce le royaume de l’enfermement ? Une zone buccale de la terre enfermée dans la terre enfermée dans la nuit ?

Tout est cellulaire dans ce livre, jusqu’au moindre bruissement de langue. Les couloirs sont déserts mais traversés de lumière, de gestes, de mouvements. Un détenu semble retrouver un peu de liberté via le langage. La violence des rapports humains, les logiques de surveillance et de contrôle forment une clôture mentale généralisée – et toujours logée dans des zones du langage.

C’est un livre qui n’est pas d’un outre-monde. C’est une investigation minutieuse de notre condition humaine prise dans le ruban de Möbius où galeries, couloirs, sculptures, jardins, forêts, visages se déplient en paysage grammatical.

« murs lépreux soignés avec / des dessins. le jour se lève / l’espoir qui vacille est / irréductible car c’est le dernier / un éboulement de gros blocs / jusqu’au pied des murs en pente (…) dormir tellement bon d’être de marbre la vallée ruisselle / les arbres respirent du carbone ». (p. 93).

Un sorte de système vitale mute, est analysé, jour après jour coché et nous offre son écho à reprendre infiniment pour quiconque veut se repérer dans les dédales du monde.

Julien

Makis MALAFÉKAS

Asphalte

21,00
Conseillé par (Libraire)
12 novembre 2022

Un polar grec réjouissant

A peine débarqué à Athènes, Mikhalis Krokos s'enfonce dans la chaleur mordante de la ville: le lancement de son nouveau livre est imminent, sa présence ici, obligatoire. Au même moment, La Documenta, exposition internationale d'art contemporain , est en pleine effervescence.
Elle engloutie l'espace et les discussions, et bientôt Kronos, entrainé dans une affaire de vol de tableau. Sans aucun moyen de s'en détourner, il y plonge tout entier et découvre malgré lui un monde de l'art trouble, vicié.
Makis Malafékas est un auteur agile, pertinent et ce polar visuel est très réjouissant !

Conseillé par (Libraire)
12 novembre 2022

Un café que l'on savoure

Pour son deuxième roman Toshikazu Kawaguchi nous fait revenir dans son café particulier, le Funiculi Funicula. Lorsque les conditions sont réunies, les clients peuvent voyager l'espace d'un instant dans le passé ou le futur.
Si la règle impose de ne pas modifier le présent, est-il possible d'améliorer les choses?
"Le café du temps retrouvé" nous offre des pages pleines de douceur et de tendresse.
Un régal!
Cécile