Le Carnet À Spirales .

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Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

Forêt des frères

Noritake, Yukiko

Actes Sud

18,00
30 octobre 2020

Pour les enfants de 7 à 77 ans.
Deux enfants entrent dans une forêt l'un sur la page de gauche, l'autre sur la page de droite. Nulle parole sur l'illustration mais seulement des légendes permettant de commenter les différences de comportement de l'un et de l'autre car leurs vies divergent. Sans parole mais avec profondeur sur des thèmes forts : "se nourrir"/"s'enrichir" ; "se faire une petite place"/"faire de la place".
Une réussite...

L'Ickabog

Rowling, J.K.

Gallimard Jeunesse

20,00
28 octobre 2020

attention : un nouveau J-K Rowling - à réserver dès maintenant

L'histoire, imaginée il y a plus de dix ans en pleine écriture de la saga au succès planétaire Harry Potter, se déroule dans le pays imaginaire de Cornucopia, un royaume où il fait bon vivre. Seule ombre au tableau, l'Ickabog, un monstre doté de fabuleux pouvoirs habitant les Marécages brumeux. La nuit, il rôde pour dévorer les enfants.

«Des histoires pour les petits et les naïfs? Parfois, les mythes prennent vie de façon étonnante… Alors, si vous êtes courageux et voulez connaître la vérité, ouvrez ce livre, suivez deux jeunes héros déterminés et perspicaces dans une folle aventure qui changera pour toujours le sort de la Cornucopia», précise le site de l'éditeur.

Tous, sauf moi
15 octobre 2020

Avec ce gros pavé lancé dans la mare qui fait émerger des épisodes nauséabonds de l'histoire italienne que certains auraient sans doute préféré laisser engloutis à jamais, Francesca Melandri clôt magistralement sa trilogie des pères, débutée par "Eva dort", puis "Plus haut que la mer", deux romans hantés à la fois par la figure paternelle et la nation italienne, indissociables, tant le destin de la première est lié à celui de la seconde.
Ce troisième volet, très justement intitulé Sangue giusto, le bon sang en version originale, met en scène Attilio Profeti, père de quatre enfants, autrefois homme d'affaires charismatique et sans scrupules, aujourd'hui vieillard sénile. Ilaria, sa fille, découvre un jour sur son palier un jeune Ethiopien se dénommant lui aussi Attilio Profeti. Médusée, elle apprend l'existence jusque là soigneusement cachée d'un cinquième enfant dont le rejeton couleur d'ébène a parcouru des milliers de kilomètres, torturé par les Libyens, malmené et recraché par la mer Méditerrannée, humilié par les Italiens pour se présenter à son grand-père, Attilio. Débute alors pour Ilaria une (en)quête compliquée : Recoller les morceaux d'un pan inavoué et inavouable de l'existence d'un père engagé très tôt dans les jeunesses fascistes, à la solde d'une armée qui, entre 1935 et 1941, colonisa une partie de l'Ethiopie et y déploya une violence inouïe. Un père qui a enfermé hermétiquement dans une vieille boîte en fer ses valeurs fascistes, sa théorie de la race supérieure et les lettres restées sans réponse d'un fils noir aussi infamant qu'illégitime.
Une construction non linéaire, une écriture sans concession, un souffle romanesque allié à un travail de documentation colossal, donnent à voir un tableau saisissant de destins que l'Histoire a réunis malgré eux. A tous ceux qui l'auraient oublié, Italiens et autres Européens qui dérivent doucement vers le nationalisme, Francesca Melandri rappelle que les migrants d'aujourd'hui sont les colonisés d'hier.

Une femme en contre-jour
15 octobre 2020

Vivian Maier, 1926-2009, nourrice-photographe. Inconnue de son vivant. Gaëlle Josse, avec ses mots qui sculptent les visages et les vies, rend un hommage délicat à cette femme morte dans l’anonymat et le dénuement. Elle révèle une femme énigmatique, ambivalente, terriblement indépendante, qui engrangea des milliers de clichés pris dans les rues de Chicago, et découverts après sa mort. Elle met en lumière une existence toute entière vouée à la photo, photos des autres, gueules de misère e ou mines pincées de bourgeois, prises sur le vif, où l’on ressent encore le souffle et le mouvement , l’angoisse, la surprise, le tourment qui habitaient les « modèles » quand l’artiste a actionné le déclencheur et saisi la vie même. Pas une passion, un sixième sens, un prolongement d’elle-même.

Malgré tout
22,50
15 octobre 2020

Une histoire étonnante... Une love story à l'envers ! L'histoire démarre sur les retrouvailles de Zeno, vieux marin/libraire qui a rendu son tablier, et Ana, ancienne mairesse à la retraite. Et l'histoire finit sur... et bien je ne vous le dirai pas c'est à vous de le découvrir ! Mais le plus important c'est ce qu'il se passe au milieu ! Des illustrations parfaitement réalisées par Jordi Lafebre, à la fois douces et éclatantes, qui évoluent en fonction des époques et saisons. Deux très beaux personnages principaux, aussi bien physiquement que mentalement. Une histoire touchante, émouvante, enivrante ! Ca donne envie de tomber amoureux-se !