Flammarion

20,00
par (Libraire)
4 décembre 2020

Demain

2030 , c’est demain et Philippe Djian plante un décor qui nous est familier. Par petites touches pourtant, on perçoit une dégradation, les phénomènes climatiques que nous connaissons sont amplifiés, une décennie perdue. L’icône des jeunes pour la planète a coupé ses nattes. Une radicalité s’est installée dans la contestation et les méthodes policières sont plus sophistiquées. De longues périodes de sécheresses sont suivies d’épisodes de pluies torrentielles. Quelques personnages maintenant, Greg travaille dans un laboratoire dirigé par son beau-frère qui craint une enquête et la découverte de la toxicité d’un des produits. Mais sa situation sociale étouffe sa conscience. Les liens familiaux, les secrets cachés se révèlent au détour d’une phrase, laissant le lecteur comprendre peu à peu. Vera, libraire et activiste va modifier la vision du monde de Greg, aidée par Lucie, sa nièce, militante convaincue Une subtile analyse de l’ambiguïté des sentiments et des choix au milieu d'un monde abîmé par l'inaction climatique des gouvernements.

12,80
par (Libraire)
29 novembre 2020

De terre vint, en terre tourne

Apostrophé, interloqué, à la sortie de la Gare Montparnasse, l'auteur nous entraine dans une déambulation nocturne enfiévrée. De François Villon condamné après un duel aux funérailles de Victor Hugo en passant par l'insurrection d'août 1944, les rues de Paris exhument les figures de son histoire.

par (Libraire)
15 novembre 2020

Roman contemporain

Avec Antoine, assistant parlementaire, on partage des réunions, la préparation d’interventions dans un climat qui donne l’impression d’une action politique plus inspirée par la communication que par la défense de convictions. On hésite pas à changer d’avis si les circonstances le réclament, on préfère l’éclat médiatique à l’explication argumentée qui pourrait lasser l’auditoire. C’est bien un roman contemporain !
L, c’est ainsi qu’elle se fait appeler, évite la vie sociale et sa «viandosphère» pour se réfugier dans le monde du dedans, elle est hackeuse. Elle mène des combats contre le système avec la crainte d’être découverte et condamnée, ce qui arrive à son ami Elias. Et il y a la Vieille Ferme, lieu perdu et coupé du monde où vit Xavier, un ami d’enfance d’Antoine. Une communauté peuplée d’êtres en rupture de ban, en quête d’une autre organisation sociale. Alors, comment lutter ?

Roman

Mercure de France

23,80
par (Libraire)
15 octobre 2020

Pandémie

Candace travaille par nécessité plutôt que par passion parce qu’il faut gagner sa vie. Sa méticulosité lui fait décrocher un poste de coordinatrice dans des projets d’édition de la Bible.
A Manhattan, elle se débat dans les tracas quotidiens d’une ville tentaculaire. Jeune femme d’origine chinoise, elle révèle l’histoire de ses parents et leur intégration à la société américaine.
Son ami Jonathan, s’essaye à une vie alternative en acceptant la précarité.
Mais une épidémie se répand sur la ville, la fièvre de Shen, qui après le passage de la tempête Mathilde s’amplifie et vide New York. Les enfiévrés sont condamnés à répéter les mêmes gestes et meurent épuisés sans aucune guérison possible. Candace fera partie d’un groupe de survivants isolés dans un paysage post-apocalyptique et dirigé par une sorte de gourou.
L’habileté de l’auteure ne nous fait pas vraiment regretter la vie d’avant tant elle semblait dénuée de sens et dévolue à la consommation, aux fêtes imbibées. Et la description du monde du travail ne fait pas rêver ! Un double récit sur la vie contemporaine dans une grande ville et une peste noire moderne.

22,00
par (Libraire)
9 septembre 2020

Humain, trop humain

Je renonce à décrire les phases du roman tant j’aurais voulu en être un des personnages pour partager la détresse de l’auteur pendant sa dépression puis participer à sa guérison et m’inviter à dialoguer avec lui. Lorsque Emmanuel Carrère évoque la figure et les mésaventures d’un professeur de collège, monsieur Ribotton et de son fils Maxime, il est submergé de chagrin, c’est toute la misère du monde qui surgit. Oh littérature comme tu nous aides à exprimer ce qu’on ressent quelquefois sans pouvoir le nommer !
Mon Ribotton à moi c’est Lulu dans un troquet glauque de la rue de l’Ourcq il y a bien longtemps, la tristesse durera toujours. Cette mise à nu sincère et sans fards exhume en nous des sentiments contradictoires, nous bouscule. Pour le pire et le meilleur, le yin et le yang, nos misères et nos joies, l’exaltation et la déprime.