Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

14 juin 2022

voyages

Je découvre l'auteur avec ce titre, et pourtant, il a déjà écrit nombres de romans auparavant.
J'ai aimé l'humour du narrateur-auteur, le regard critique qu'il porte sur sa famille.
J'ai aimé les synonymes du verbe répondre, certains m'ont fait sourire.
En refermant ce livre, je me suis demandé si le narrateur-auteur faisait autre chose que voyager....
L'image que je retiendrai :
Celle du parfum chimique de toilettes au jasmin.

10 juin 2022

enquête, Angleterre

Je me faisais une joie de retrouver Samson et Delilah pour une nouvelle enquête, ce second tome en comporte 2.
Il s’agit d’abord de retrouver le bélier d’un fermier, ce qui est sujet à quiproquos.
Puis, une vieille dame se sent en danger dans sa résidence où loge également le père de Samson. L’occasion pour lui de découvrir un nouvel homme qui ne boit plus depuis quelques années. Cette seconde enquête donne l’occasion à l’auteure de parler d’intolérance car la directrice de la résidence, une femme froide, se dit bulgare.
Les enquêtes sont sommes toutes très classiques, et il m’a manqué l’humour débridé que j’avais aimé dans le premier tome.
L’image que je retiendrai :
Celle du thé imbuvable pour Samson, à la mode du Yorkshire : ultra noir et noyé dans du lait.

Roman

Bruit du monde

21,00
31 mai 2022

abandon de lecture

De cette nouvelle maison d’édition, j’avais adoré Les choses que nous avons vues. Je pensais donc trouver la même qualité d’écriture avec ce second roman que j’ouvrais.

D’entrée de jeux, la narration m’a paru brouillonne : Emily a connu Daniel à paru, elle a une fille de lui mais sa fille n’a jamais connu son père. Emily raconte l’histoire de sa rencontre avec Daniel qui disparait mystérieusement. Puis nous suivons Daniel de retour chez lui en Algérie. Pourquoi tant de mystères et de circonvolutions ?

Les personnages m’ont paru bien fades et sans intérêts ; les événements autour d’eux factices.

Je me suis sentie en-dehors de cette histoire qui veut installer la petite histoire dans la grande.

J’ai trouvé le style plat et factuel.

Bref, j’ai abandonné.

Actes Sud

11,70
31 mai 2022

Allemagne, village

Le Brandebourg, cette charmante région d’Allemagne qui entoure Berlin, autrefois situé en RDA, ses villages, ses anciens habitants et ses nouveaux, ses vieilles rancunes et ses futurs parcs d’éoliennes.

Dans ce roman foisonnant, nous suivons tour à tour plusieurs habitants du joli village de Unterleuten (au milieu des gens) : Kron et Gombrowski qui se voue une haine coriace depuis leur enfance ; Bodo Schaller qui fut un temps l’homme de main de Gombrowski ; Linda et sa passion des chevaux ; Jule et son bébé Sophie nouveau-née ; Arne le maire ; Hilde la vieille aux chats…

Tous ses personnages haut en couleurs en font voir des vertes et des pas mûres à leurs voisins sous différents prétextes.

L’arrivée d’un business-man munichois rebat les cartes des relations à peine équilibrées et de vieilles querelles ressurgissent.

J’ai aimé suivre ce microcosme villageois avec ses secrets, ses rancunes ; les personnages attachés au passé et d’autres résolument du XXIe siècle.

J’ai souri à l’histoire du palan que Bodo Schaller tente de retrouver après qu’il lui ait été volé.

J’ai aimé que Gerhard soit un défenseur acharné des combattants variés, une espèce d’oiseaux rares.

J’ai découvert l’expression : gibier péri qui désigne tout gibier mort de façon naturel.

J’ai aimé sentir que l’ex-RDA n’était jamais loin dans les souvenirs des habitants.

J’ai aimé suivre ces voisins pendant 600 pages sans jamais me lasser.

Quelques citations :

Quand Meiler pensait à la nouvelle génération, il voyait une armée de jeunes gens au bras droit tendu, pas pour faire le salut fasciste, mais pour se prendre en photo avec leur smartphone. (p.522)

Pourquoi y a-t-il tant de violence en ce monde ? La réponse était la suivante : parce que la violence était foutrement facile. (p.534)

L’image que je retiendrai :

Un roman dans lequel on boit beaucoup de Bromfelder, l’eau de vie locale.

19,00
24 mai 2022

amour, Sicile

Le narrateur français a atterrit dans ce café de Naples depuis lequel il regarde vivre les napolitains.

Grâce au patron, il habite au-dessus du café Nube (nuage en italien).

Il nous raconte 7 histoires de vies, 7 histoires d’amours façon napolitaines : quelques cris et des portes qui claquent.

J’ai aimé le médecin chinois qui s’installe en face du café, et qui apparaît dans presque toutes les histoires.

J’ai aimé les pâtisseries proposées par le café : elles m’ont mis l’eau à la bouche.

J’ai aimé les personnages féminins haut en couleur des différentes histoires.

Bien sur, j’ai aimé la tradition du café suspendu qui est également pratiqué dans ma ville. Et j’ai aimé les autres gestes généreux des personnages.

Mais j’ai été déçue de ne pas ressentir une réelle atmosphère dans ces pages.

Une citation :

Nous avons inventé la médecine en observant les êtres vivants et vous en disséquant des corps morts.

L’image que je retiendrai :

Celle de la femme mystérieuse qui entre pour écrire et dont le corps se transforme en fonction de son interlocuteur.