EAN13
9782315010363
ISBN
978-2-315-01036-3
Éditeur
Max Milo
Date de publication
Dimensions
52,5 x 52,5 cm
Poids
525 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Mon père m'a kidnappée

Volée à 10 ans, 10 ans séquestrée

Max Milo

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Soyez leur protecteur, pas leur agresseur
 
« Moi, on m'a volé dix ans de ma vie. » explique Marie-Claire ViDja. Alors qu'elle n'avait qu'une dizaine d'années, cette Française a été enlevée par son beau-père et emmenée de force en Algérie. « Je n'ai jamais accepté ce kidnapping. », martèle-t-elle encore aujourd’hui.
Selon le Département d’entraide, du droit international privé et européen (Dedipe), 280 enfants sont enlevés chaque année par un de leurs parents en France. Dans ce témoignage bouleversant sur l’enfer des rapts parentaux, l’auteure dénonce un phénomène d'une violence inouïe « qui nous abîme à vie ». Elle se souvient de la facilité avec laquelle son beau-père a passé les frontières françaises. « Je disais que le monsieur qui m’emmenait n’était pas mon père, mais personne ne m’écoutait. Je tapais des pieds, j’essayais d’alerter le douanier chargé de vérifier les passeports, rien n'y faisait. Presque 40 ans plus tard, j'y pense tous les jours. », dit Marie-Claire.
Pour venir en aide aux enfants volés et médiatiser leur parole, Marie-Claire ViDja a créé l'association ThéraVie ARP-APA International AntiRPicide, afin de sensibiliser les autorités quant au rapt-parental et ses conséquences.
Il est des existences dont on peine à imaginer la réalité. La vie de Marie-Claire est de celles-là. Enfant non désirée, née en France, battue, mêlée à un trafic de drogue, elle est abandonnée, placée temporairement à la Ddass avant d’être rendue à ses parents et… kidnappée par son beau-père puis par sa famille paternelle, dont un « tuteur » islamiste radicalisé. Elle vivra un enfer, dix ans durant, avant de s’échapper et d’entamer une reconstruction où la souffrance et les épreuves s’accumulent, mais qui finira par la mener sur les hautes chaires de l’université française d’où elle continue de se battre pour les centaines d’enfants raptés par un parent. Enfants qui, chaque année, sont victimes des crimes de leurs parents et de l’abandon des institutions.
 
Éclairant de son expérience personnelle une réflexion plus générale sur les unions mixtes, l’autorité parentale, la responsabilité… elle pointe avec intelligence et justesse les angles morts de la loi, la lâcheté des institutions, l’indifférence de l’opinion face à des crimes dont les victimes sont, d’abord et toujours, des milliers d’enfants.
 
La vie de Marie-Claire n’est pas un roman.
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