Grande couronne

Salomé Kiner

Christian Bourgois

  • par (Libraire)
    29 septembre 2021

    Un conseil d'Elvire

    A hauteur d’adolescence, dans une langue simple, efficace et crue, Salomé Kiner nous raconte le moment de déséquilibre d’une jeune fille, ce moment où on perçoit les choses de la vie sans bien les comprendre. Elle met son héroïne en danger et on a peur pour elle. Il y a de la puissance dans ce roman-là.


  • par (Libraire)
    10 septembre 2021

    « Grande couronne », c’est un incroyable premier roman, c’est Zazie dans le Val d’Oise, une langue et une écrivaine à découvrir. Salomé Kiner raconte l'histoire d'une adolescente paumée qui découvre le monde brutal et sans espoir, à l’école, à la maison, dans la rue, avec les hommes.
    C'est juste, drôle (très drôle), cru et attachant et finalement beaucoup plus optimiste sur la nature humaine que nos préjugés pourraient le croire.
    Un beau livre, une grande écrivaine !


  • par (Libraire)
    7 septembre 2021

    Une vie de banlieue très haute en couleur

    Une collégienne de la banlieue nord parisienne nous raconte son adolescence, avec ses parents qui divorcent, sa mère qui en devient dépressive, sa sœur qui quitte le foyer pour aller en Espagne, ses deux frères plus jeunes dont elle doit s'occuper. Elle tombe amoureuse du livreur de pizzas, se fait de l'argent d'une manière non recommandable. Nous sommes à la fin des années 1990 et l'époque est bien rendue.
    Premier roman assez osé, parfois drôle et attachant et réaliste sur la dureté de la vie banlieusarde .


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    être ado en 1990

    Quelque part dans la banlieue de Paris, dans les années 90. Salomé Kiner nous raconte l'adolescence de cette gamine, sans jamais tomber dans le sordide (et pourtant il y aurait de quoi!), grâce à son sens de la formule et à son je-ne-sais-quoi de détachement et d'espièglerie qu'on retrouve parfois dans les romans ado de Marie-Aude Murail ou de Malika Ferdjoukh. Entre le naufrage de sa famille après le départ du père (qui ne brillait déjà pas beaucoup dans son rôle de père) et ses fréquentations plus que douteuses, la jeune fille va réussir à traverser les turbulences de cette période grâce à son côté ingénu et à sa capacité d'analyser le monde qui l'entoure. Etonnante photographie d'une jeunesse des années 90 dans la grande banlieue, écriture complètement maîtrisée et côté parfois cru assumé.


  • par (Libraire)
    27 août 2021

    Grande Couronne, c’est de l’humour et de la tendresse qui font mal aux entournures, un roman parfois difficile, poisseux, mais aussi percutant, drôle, sensible.

    Située dans les années 90 - préparez vous d'ailleurs à y replonger dans un tourbillon de références à des marques et à des personnes que vous pensiez avoir oubliées ! - l’histoire se déroule du point de vue d’une adolescente coincée à quai dans une quelconque ville d’île de France, dont les rêves touchants de médiocrité la poussent à tout faire pour se conformer... y compris à monnayer ses premières expériences sexuelles. Début de la débrouille et d'une forme d'indépendance mais aussi escalade de compromissions.
    Celle-ci voudrait se soustraire à sa famille et à la rigidité de son éducation, mais elle s'avère malheureusement bientôt le seul membre à peu près fonctionnel après le départ du père, laissant à la fratrie une mère déglinguée par l'accumulation des désillusions.

    Malgré les erreurs qu'elle accumule comme un collier de sucette, notre anti-héroïne n’en reste pas moins follement attachante. Son regard naïf et franc sur le monde la sauvent quelque part de l’avilissement et l'on entre en empathie avec cette gamine paumée, dont l’égarement donne à voir un tableau social caustique et drôle, impertinent et émouvant.


  • par (Libraire)
    27 août 2021

    Attention: une bombe !

    Ce premier roman est incroyable!
    Il est très "français" par certains aspects géographiques, culturels, certaines références et pourtant je n'ai pas pu m'empêcher de voir toutes ces ados américaines dans pas mal de romans (Oates, Kasischke, Hassmann...) ou de films, qui découvrent la vie un peu trop brutalement, tout en gardant néanmoins une certaines forme de fraîcheur et de candeur. Malgré tout ce que vit cette ado, elle garde des rêves, cultive un romantisme désabusé qui lui est propre et propre à tout une génération peut-être, c'est impressionnant.

    Il y a aussi le côté intemporel. Si c'est très daté dans les références ( les fringues, les musiques, les parfums Eau jeune, les gels douches Bourjois...) il y a quand même quelque chose qui peut parler à tous. Ce passage de l'adolescence quand on a l'impression, ou quand ça arrive réellement, que tout part en vrille, que tout se disloque, les repères, sont foutus en l'air, il faut s'en construire de nouveaux.

    C'est très cru, très cash, on peut y retrouver un côté Virginie Despentes. Et en même temps par certains aspects, c'est très adolescent, voire fleur bleue .

    Un livre méchamment puissant, dont vous entendrez parler en cette rentrée!

    Aurélie


  • par (Libraire)
    26 août 2021

    Coup de cœur d'Evelyne

    GRANDIOSE
    Fin des années 90, dans une banlieue pavillonnaire de l'aire parisienne sans souci particulier, une ado essaye de concilier ses projets d'avenir (habiter Paris et être riche) et ses besoins urgents. Et dans l'urgence, il y a s'acheter un sac de marque, acheter des marques, mais surtout acheter des marques qui font que les copines vous regarderons favorablement, mais là c'est parfois compliqué de suivre la cadence… et puis il y a aussi perdre son pucelage, avoir un amoureux peut-être…
    Plus que ce qu'elle nous raconte, c'est la manière dont elle nous raconte qui rend ce premier roman si réussi : entre scènes cocasses et tragique, Salomé Kiner a du style et de l'audace.
    Une pépite à découvrir absolument
    Librairie La Promesse de l'Aube


  • 25 août 2021

    Rentrée couronnée de succès

    Dans les nostalgiques années 90, une ado veut porter du Adidas et du Nike, et ne veut plus du jus d'orange discount dégueu. Elle rêve d'être hôtesse de l'air, tiens, ou avocate.
    Sauf que sa vie, celle de ses parents, les violences quotidiennes de classe, de genre, de privilèges, ont bien d'autres plans.

    Petite merveille, qui rappelle le meilleur d’Édouard Louis, avec plus d'humour.

    Excellent premier roman !


  • Nous sommes dans les années 90 : Grande Couronne, c’est la périphérie de Paris. Notre héroïne, adolescente, grande rêveuse, passe son temps à regarder par la fenêtre les trains de banlieue. Dans ses rêves les plus fous, elle se voit hôtesse de l’air, voire avocate, mais aussi et surtout elle aimerait pouvoir s’acheter des vêtements de marque. Comment faire quand on n’a pas d’argent et qu’en plus sa famille vit des moments compliqués : elle s’y perd. Comme elle a quand même du caractère, elle décide de s’en sortir, d’apprendre à mettre de l’ordre dans sa tête. Alors elle va résister à sa famille, vivre ses premières expériences, notamment sexuelles. Cette attitude va lui permettre de traverser, sans trop de difficultés, ce cap pas facile du passage de l’adolescence à l’âge adulte. Sa capacité, nouvelle, d’analyser les situations, additionnée de la vision du monde dans lequel elle vit, va bien l’aider. A travers elle, nous découvrons un tableau très drôle et sans pitié de sa génération.


  • par (Libraire)
    21 août 2021

    Un roman cru, singulier, et une plongée dans ces années 90 devenue tellement mythique qu'on en oublierai presque leurs véritables existences. Une puissance d'évocation porteuse d'images et d'émotions fortes.
    Grande Couronne est un très beau premier roman, et Salomé Kiner sa reine.

    Thomas


  • par (Libraire)
    10 août 2021

    Explosif

    Si sa couverture expose un ananas au bord d'un trottoir, « Grande couronne » est une grenade au style dégoupillé et explosif qui projette des éclats percutants. Comme des pépins dérangeants entre les dents, tantôt amers, tantôt sucrés ils glissent du sordide à l'ironie mordante d'une insaisissable adolescente, intemporelle et prise dans les filets de son époque, les années 90 où des parents dépassés font pâle figure et où les enfants assument sans vergogne de grandir trop vite, des rêves abimés plein la tête.